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La préservation de l'environnement et la pauvreté en Afrique

Mis à jour : oct. 8


Les pays africains se sont lancés dans la lutte pour la préservation de l’environnement, ils organisent des rencontres magistrales dont l’impact est quasi insignifiant et dont les seuls résultats sont des résolutions jamais appliquées.

Nous sommes étonnés de constater qu’il nous a fallu attendre que le monde se mette à craindre pour la pérennité de la vie sur terre du fait d’une utilisation massive de substances toxiques qui sont des sources de pollution excessive et inquiétante au vu de la détérioration des conditions climatiques; pour que nous aussi, nous nous jetions dans cette lutte afin de suivre le mouvement, pour être dans l’air du temps.

Pourtant nous savons depuis longtemps que l’Afrique subsaharienne n’a jamais été gâtée par la nature, il est absolument évident que l’aridité des sols du Sahel, les températures souvent au-dessus de 40 degrés, la poussière, les conditions de vie ultras difficiles de la majorité de la population devraient être la préoccupation majeure de tous. Cessons donc de calquer nos priorités sur celles des autres.

Ne tolérons plus de voir les populations se trainer, misérablement meurtris dans le corps et dans l’âme. Ne laissons plus les enfants marcher pendant des kilomètres pour aller ramasser à même la main du sable ou des pierres et les transporter misérablement sur leur tête en quête de piécettes tout aussi misérables.

Cessons de regarder de loin des femmes souffreteuses, mais dignes, vivotant dans des taudis et portant difficilement leur enfant au dos, ramasser nos ordures à mains nues, ne sachant que faire d’autre pour trouver un peu de farine de maïs ou de manioc afin de préparer l’unique repas quotidien de la famille.

Arrêtons d’observer de loin, les hommes accablés et asséchés par le dur labeur sous le soleil, la daba à la main, ne sachant par où commencer face à une terre aride, des semis maigres et une pluviométrie capricieuse.

Cessons de regarder nos concitoyens sans empathie, et attelons-nous à ce qui est prioritaire sur nos sols désintégrés, tendons la main à nos populations, non en faisant des discours mémorables en leur nom, mais en nous impliquant dans leurs problèmes qui doivent être les nôtres.

L’Afrique a besoin de se ressaisir, de revoir sa copie sur la solidarité. Elle ne doit pas rester passive en attendant que la solution vienne des autres notamment de l’extérieur. Nous devons nous ressaisir et œuvrer pour que chaque citoyen se sente concerné et mobilisé pour un engagement citoyen responsable qui sera certainement plus porteur que tous les grands discours.

Cessons cette incompréhensible et passive attente et donnons-nous les moyens de nous impliquer dans cette lutte pour une meilleure préservation de l’environnement en travaillant sur nos propres besoins qui sont parfois très différents de ceux de nos partenaires.



Fatoumata KANE – Décembre 2009

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