Rechercher
  • kfatoumata

La préservation de l'environnement et la pauvreté en Afrique

Mis à jour : 18 juil 2019


Les pays africains se sont lancés dans la lutte pour la préservation de l’environnement, ils organisent des rencontres magistrales dont l’impact est quasi insignifiant et dont les seuls résultats sont des résolutions jamais appliquées.

Nous sommes étonnés, révoltés de voir qu’il a fallu attendre que le monde se mette à craindre pour la pérennité de la vie sur terre du fait d’une utilisation massive de substances combien toxiques fortement utilisées en occident et qui sont source d’une pollution excessive et inquiétante au vu de la détérioration des conditions climatiques, pour que nous aussi, nous nous jetions dans cette lutte non pas seulement parce qu’elle est aussi la notre mais pour suivre le mouvement, pour être dans l’air du temps.

Pourtant nous savons depuis longtemps que l’Afrique subsaharienne n’a jamais été gâtée par la nature, il est absolument évident que l’aridité des sols du Sahel, les températures souvent au dessus de 40 degrés, la poussière, les conditions de vie ultra difficiles de la majorité de la population devraient être la préoccupation majeure de tous. Cessons donc de calquer nos priorités sur celles des autres.

Ne tolérons plus de voir les populations se trainer misérablement meurtris dans le corps et dans l’âme. Ne laissons plus les enfants marcher pendant des kilomètres pour aller ramasser à même la main du sable ou des pierres et les transporter misérablement sur leur tête en quête de piécettes tout aussi misérables.

Cessons de regarder de loin des femmes souffreteuses, vivotant dans des taudis et portant misérablement leur enfant au dos, ramasser nos ordures à même la main, ne sachant que faire d’autres pour trouver un peu de farine de maïs ou de manioc afin de préparer l’unique repas quotidien de la famille.

Cessons de regarder de loin des hommes accablés et asséchés par le soleil, la houe à la main, ne sachant par ou commencer tellement la terre est aride, tellement les semis sont maigres, tellement la pluviométrie est capricieuse.

Cessons de regarder nos concitoyens de loin, du haut de nos duplex et voitures de luxe et attelons nous à ce qui est prioritaire sur nos sols désintégrés, tendons la main à nos populations, non pas en faisant des discours mémorables en leur nom mais en nous impliquant dans leurs problèmes qui doivent être les nôtres.

L’Afrique a besoin de se ressaisir, de revoir sa copie sur la solidarité. Elle ne doit pas rester passive en attendant que la solution vienne des autres notamment de l’extérieur. Nous devons nous ressaisir et oeuvrer pour que chaque citoyen se sente concerné et mobilisé à poser des actes que l’on peut penser mineurs mais qui seront certainement plus porteurs que tous les grands discours du monde.

Cessons cette incompréhensible et passive attente et donnons-nous les moyens de nous impliquer dans cette lutte pour une meilleure préservation de l’environnement en travaillant sur nos propres besoins qui sont parfois très différents de ceux de nos partenaires.


Fatoumata KANE – Décembre 2009

1 vue
  • Facebook Classic
  • Twitter Classic

ME SUIVRE

© 2019 FKANE. Créé avec Wix.com