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Le discours Sarkozien: ignorance ou mésestime ? Introspection d'une Africaine

Mis à jour : août 4

Résumé


Ce texte est la réponse d’une Africaine convaincue de l’illogisme et de la dangerosité du discours de Dakar. L’approche a été d’apporter des réponses, qui correspondent à une vision pragmatique des réalités africaines sur les sujets abordés dans le discours ci-dessus cité. Cette réflexion a été enrichie par une revue bibliographique basée sur les thèmes discutés.


'Tout malin est un ignorant qui s’abuse.'

Proverbe Bamiléké

Introduction

Le continent africain est le berceau de l’humanité. L'histoire africaine est la plus longue du monde : 2.500.000 à 3.750.000 d'années. L’homo erectus est parti de l’Afrique il y a un million d’années pour peupler l’Eurasie.

Ce continent vaste de 30 206 704 km2, de pus de 50 pays peuplés aujourd’hui de plus de 900 millions d’habitants, dotés de 6 fuseaux horaires, est-il immobile depuis des millénaires ? Est-il à peine sorti de l’ère de la chasse et de la cueillette ? Le continent africain et ses populations seraient ainsi, depuis toujours, irrémédiablement statiques. L’absurdité d’une telle approche philosophique est une évidence.

Ce discours discourtois et paternaliste n’est pas anodin et son contenu parsemé de certitudes insensées, de tentative de manipulation, de complexe de supériorité et évidemment d’un racisme latent, ne pouvait en aucun cas passer inaperçu, même chez ces Africains supposés sclérosés.

Mais d’où vient donc cette inclinaison à la hiérarchisation des peuples ?

La hiérarchisation des peuples

La traite des noirs, qui a duré du XVe au XIXe siècle, a joué un grand rôle dans cette tentation facile de voir en ces peuples, des sous-êtres, puisque achetés et vendus aisément par l’intermédiaire de leurs propres frères souvent chefs véreux et irréfléchis autant que les aventuriers explorateurs avec lesquels ils commerçaient, en échange de pacotilles.

Il est tout aussi certain que la période de la colonisation, une autre forme d’esclavage n’a fait que renforcer cette idée, car l’acceptation de tant d’injustice et d’humiliation a conforté les abuseurs dans leur droit de dominer ces hommes qu’ils ont crus dociles et parfois serviles à souhait.

Pourtant, n’oublions pas que la résistance africaine a été concrète aussi bien face à la traitre que pendant la colonisation, même si elle a souvent été rapidement écrasée à cause de l’inégalité des moyens. Les Africains ne se sont pas laissés dominer pacifiquement sans aucune résistance. L’histoire de l’Afrique est jonchée de résistances multiples à la pénétration esclavagiste et coloniale.

De nombreux souverains tels que Samory Touré se sont battus corps et âme pour combattre l’invasion de l’Afrique par les Européens.

Rosa PLUMELLE-RIBE1 écrit : ‘La traite des noirs, la conquête de l’Amérique, l’occupation de l’Afrique ont profondément modifié les rapports des Européens aux autres. Le pas entre différence et supériorité a vite été franchi. La hiérarchisation raciale illustre la débâcle morale de l’Europe ’.

L’Afrique est un grand continent, les Africains sont différents, tout comme le sont les Européens ou les Asiatiques, et tous, comme les Africains sont attachés à leur continent et se reconnaissent, autant qu’eux, comme Européens ou Asiatiques. Et tout comme les Africains, ils n’ont pas les mêmes langues, religions et coutumes. Où est donc le mystère africain dans ce portrait que l’on voudrait caricature, mais qui est commun à tous les continents, à tous les hommes ? Quel mystère y a-t-il à se sentir lié à son continent, à ses origines ?

Les meurtrissures du continent africain proviendraient de la haine que les Africains se vouent, les uns aux autres. Mais les guerres qui ont durant des siècles eu lieu sur le continent européen ne sont-elles pas liées à des haines fratricides de même que les différents génocides du vingtième siècle, dont la dernière, ne remontent pas si loin ? L’Africain est-il différent de son analogue européen ? D’où vient donc ce si grand sentiment de supériorité ? Cette condescendance inadmissible qui consiste à vouloir réduire l’autre à néant en mettant des oeillères sur ce que l’on a de commun avec lui, c'est-à-dire tout simplement et humblement, cette condition humaine qui indéniablement est la même, quelle que soit la couleur de la peau.

La tyrannie de l’amnésie

L’Afrique n’a évidemment pas besoin de pleurs. Il y en a tellement eu, que pour les Africains, depuis longtemps, il n’y a plus de place pour les larmes. Les pleurs de tous les hommes et femmes, déportés, exploités depuis l’esclavage jusqu’à la colonisation fantaisiste qui a morcelé et désorganisé toute l’Afrique . Ces pleurs couleront encore longtemps dans le coeur de leurs descendants, car humiliés et ruinés pendant plus de 4 siècles, tout comme les pleurs de rage continueront à saigner les coeurs des descendants des juifs lorsqu’ils songent à l’insoutenable abomination de la Shoah au XXe siècle. Qu’y a-t-il de dégradant dans ce devoir de mémoire ?

Peut-on obliger les Africains à oublier toutes ces blessures ? À oublier toutes ces injustices ? Pourquoi les veut-on amnésiques ?

Pour réussir leur vie d’hommes et de femmes du 21e siècle, les Africains ont besoin de se souvenir de cette histoire qui est la leur et qui est viscéralement attachée à leur âme. Et cela ne peut en aucun cas être un frein à leur développement, à leur volonté de sortir de cette paupérisation structurelle qui est le vrai motif de leur retard, la véritable cause de la non-industrialisation, du déficit de la production agricole, du faible taux de scolarisation.

Le handicap de l’Afrique est économique et non physiologique, culturel ou philosophique, il est économique et politique. Seule la résolution de ces problèmes peut assurer aux pays africains, la bonne conjoncture que l’on observe maintenant dans les pays émergents dont fait d’ailleurs partie l’Afrique du Sud. Comment y arriver sans complexes, sans fausse leçon, sans pesanteur inutile comme celle des programmes d’ajustements structurels qui ont contribué à enfoncer l’Afrique au lieu de lui tendre la perche ? C’est cela le défi que l’Afrique doit relever.

Si la traite des noirs a été un crime contre l’humanité, on devrait comprendre que cela ne puisse être excusé encore moins oublié. Que faut-il donc faire pour aller au-delà de la souffrance ? Si ce n’est la dépasser sans s’appesantir sur les agressions des explorateurs aventuriers qui sont devenus conquérants au prix de division et de corruption massives.

L’introduction du christianisme n’a jamais pu faire disparaître les dieux des polythéistes, encore moins bannir les langues, les cultures et les croyances africaines. C’est un parjure que d’affirmer le contraire.

L’âme et les racines africaines sont restées intactes malgré les violations des droits de l’homme, malgré toutes les tentatives d’acculturation, malgré les traversées forcées et inhumaines de l’atlantique et de la Méditerranée ; les Afro-Américains, les brésiliens, les Haïtiens et autres déportés gardent à ce jour, leur âme et leurs racines africaines qui sont depuis des siècles, restées intactes, rigoureusement transmises de père en fils.

Le mal de vivre est loin d’être l’apanage de l’Africain, bien au contraire, le mal-être est aujourd’hui une crise de toutes les sociétés déshumanisées, basées sur un matérialisme imprudent et servile qui dirige la destinée de ceux-là mêmes qui croient malencontreusement à la supériorité de leur intelligence sur celle de l’homme noir. Cet homme que l’on croit avoir dépouillé de sa personnalité parce que l’on a pu à un moment de son histoire lui faire subir des violences inhumaines et gratuites.

La mission civilisatrice des assaillants

Ce que soi-disant l’explorateur blanc a apporté à l’Africain, ne pouvait-il donc le faire pacifiquement ? Ne pouvait-il donc pas construire, ponts, routes et écoles sans violence ? Sans envie de domination ? Sans sentiment de supériorité ? Sans vols ? Sans mensonge ? Sans préjugé ?

En vertu de quoi a été faite leur supposée mission civilisatrice? Y a-t-il pire obscurantisme que de s’ériger en donneur universel de leçon ? Et d’ailleurs à vouloir continuer encore aujourd’hui la même mission de gourou qui dicterait à la jeunesse africaine, que l’on croit hélas ignare, ce qu’elle devrait croire ou ne pas croire, ce qu’elle devrait faire ou ne pas faire, ou elle devrait vivre ou ne pas vivre. Quelle différence y a-t-il donc entre les explorateurs aventuriers et les donneurs de leçons, laveurs de conscience d’aujourd’hui ? Aux premiers, on pourrait accorder le bénéfice du doute en les traitant d’ignorants, mais à ceux d’aujourd’hui force est d’ajouter à l’ignorance, la mésestime profonde.

L’Afrique partage avec le reste du monde les tares des guerres sanglantes, des génocides, des dictatures, du fanatisme, de la corruption, du gaspillage et de la pollution. Ce sont des tares humaines contre lesquelles il faut lutter sous tous les cieux. Vouloir accabler encore plus la jeunesse africaine dénote d’une démarche immorale certaine.

La colonisation n’a jamais détruit l’estime de soi chez aucun colonisé ni mis dans son coeur une haine de soi. Il a mis dans son esprit une incompréhension d’actes insensés et inutiles, qui a pu faire naître le mépris, mais pas la haine. En Afrique subsaharienne puisque l’on s’évertue à faire la différence entre le Maghreb et le reste de l’Afrique, l’on n’a pas égorgé le colonisateur comme une brebis alors que l’on en avait certainement la possibilité.

Les civilisations européennes, asiatiques, américaines, africaines appartiennent au monde d’aujourd’hui, la mondialisation est effective et l’on n’a pas besoin d’être colonisé par les Asiatiques pour apprécier leur immense culture et admirer leurs civilisations millénaires.

Le rêve de la pureté est celui du dominateur schizophrène et il est bien vrai qu’il n’y a pire maladie mentale, l’Africain peut en témoigner. L’esclavage et la colonisation n’étaient nullement indispensables pour que l’Afrique ait une destinée commune avec l’occident. Avait-on vraiment besoin de sceller un destin commun par le sang des tirailleurs morts dans les guerres fratricides occidentales ?

A-t-on encore besoin d’expliquer à l’homme dit moderne que l’Homme est universel et unique à la seule différence des couleurs de peau, qu’il n’y a aucune différence anatomique ou cérébrale ?

La richesse de la jeunesse africaine

Cette phrase du Professeur Joseph KI-ZERBO, dans un texte destiné à la jeunesse africaine et intitulé, ‘former à se former’, résume parfaitement la démarche universelle de l’existence humaine :

‘On rappelle souvent que la jeunesse africaine obéit à des normes inédites au motif que l’homme est beaucoup plus le fils de son temps que le fils de son père.’

La richesse de la jeunesse africaine, c’est d’avoir une grande ouverture d’esprit, c’est d’être polyglotte, c’est d’être ouvert au monde sans préjugés, c’est de connaître le monde non pas virtuel mai réel. Les jeunes africains ont une identité claire, ancrée dans ce qu’ils sont, car ils savent d’où ils viennent et ils ont la sensibilité de se mouvoir aisément vers les autres cultures ; il n’y a là aucune aliénation de la leur. Il y a au contraire, un esprit sans complexes qui s’ouvre au monde, qui s’instruit avec bonheur, qui évolue avec son temps, qui est partie prenante de son temps.

C’est une jeunesse qui n’a connu ni esclavage ni colonisation et qui veut se frayer un chemin clair dans cet univers, dans cette mondialisation qui ne peut se faire sans elle, dans laquelle il sait avoir toute sa place d’être humain.

Ses atouts sont certains, car elle est la résultante de mélanges culturels millénaires et qu’elle a l’avantage de savoir que, quel que soit le continent où l’on vit la terre et les hommes sont partout les mêmes malgré une répartition inégale des richesses.

Le jeune Africain a le droit de prendre d’autres civilisations, ce qui lui semble digne, il est le seul à décider de ce qui lui semble important. La liberté, l’émancipation, la justice, l’égalité dont on lui vante les mérites, il les connaît, il en connaît l’importance, puisque ses ancêtres en ont été violemment privés du fait de l’inculture et de la cupidité d’explorateurs aventuriers.

Le drame de l’Africain et l’universalité de la mythologie

Le drame de l’homme africain, c’est d’avoir connu l’esclavage, la colonisation et le néo-colonialisme et maintenant le néo-libéralisme. L’histoire n’étant rien d’autre que l’étude de l’homme dans le temps, on ne peut donc douter de l’entrée ou non de l’Africain dans l’histoire, puisque son histoire existe et qu’il n’y a pas d’histoire unique avec un cadre dans lequel il faudrait être formaté pour y accéder.

L’Africain, comme tout homme a son histoire. Dans quelle autre histoire aurait-il dû entrer ? Dans quelle autre pouvait-il entrer ? À moins d’avoir le don d’ubiquité ?

Le paysan africain fort heureusement et avec grâce et intelligence vit avec les saisons, comme d’ailleurs tous les paysans de tous les continents. Cela ne doit faire l’objet d’aucune consternation. Les paysans du monde entier vivent au rythme des saisons entre labours, semis et récoltes selon les saisons. La répétition de la gestuelle et de l’objectif étant les mêmes à la seule différence des moyens dont ils disposent.

L’homme africain de 2008, est-il celui de 1908, de 1408, de 1208, de 708 ? Le paysan africain de 2008 est-il le même que celui qui remplissait les greniers du temps des empires Songhaï, mandingue, Mossi, Zoulou ?

L’imaginaire du paysan universel et pas seulement du paysan africain où tout recommence toujours est un imaginaire fertile, malgré la répétition des saisons qui n’est tout de même pas de sa faute, c’est d’avoir l’intelligence de faire une répartition sensée de son travail, de profiter des progrès de son temps selon les moyens économiques dont il dispose.

L’idée du progrès est le moteur de tout être humain, sinon l’on se laisserait mourir, puisque la différence entre l’homme et les autres animaux, n’oublions pas que tout homme est un animal, c’est d’avoir justement cette intelligence de vouloir améliorer sa condition de vie.

Aucun homme n’échappe à l’angoisse de l’histoire, à l’angoisse existentielle. Aucun homme ne reste immobile toute sa vie et n’échappe à l’aventure humaine, à moins que l’on ne veuille lui retirer avec la morgue des mots et la folie du complexe, sa condition humaine ; terrible exercice schizophrénique.

Peut-on plus entrer dans l’histoire que de vivre avec son temps ?

En Afrique, on ne perçoit aucun regret du paradis perdu ni d’envie de retour de l’âge d’or. Mais il y a hélas, l’immense contrariété de la spoliation honteuse du continent africain, il y a l’angoisse de cette paupérisation extrême que l’on n’arrive pas à réguler. Que cherche-t-on aujourd’hui dans toutes les civilisations si ce n’est de vivre au maximum en harmonie avec l’environnement, cela ne signifie pas que l’on soit arriéré ou figé, bien au contraire c’est une démonstration de maturité, d’une prise de conscience profonde pour préserver sa santé et l’avenir de ses descendants.

La France a ses sorciers, ses devins, ses cultes à mystère, ses sociétés secrètes, ses bois sacrés, sa mythologie qui viennent du fond des âges et qui sont le socle de sa civilisation. Selon Monique SALZMANN, auteur de Pourquoi la mythologie :

‘Le principal intérêt de la mythologie présente du point de vue clinique, c’est que l’être humain ne peut pas vivre sans mythe, c’est-à-dire sans croire à une histoire qui décrit l’univers, lui raconte son origine, l’origine de chaque chose, l’inclut et l’assigne à sa place’.

Pourquoi utiliser cet usage universel comme une tare africaine ?

Le guide de la France mythologique de Bernard SERGENT et surtout la mythologie française d’Henri DONTENVILLE, nous donnent également un grand éclairage sur l’importance de la mythologie dans la construction de l’imaginaire français.

Le refus de la mondialisation et l’exigence du développement endogène ?

Quel indicateur social permet d’affirmer que les Africains considèrent la civilisation mondiale comme une menace pour leur identité ? Aucun. Nous avons, cependant, l’exemple du NON-français en 2005, au referendum sur le traité établissant une constitution pour l’Europe, qui dénote une profonde peur d’appartenance à l’Europe.

Il ne suffit pas de citer les supposées réalités africaines, il faut avoir l’honnêteté d’en cerner les causes et les vrais contours comme la très mauvaise négociation des indépendances, le commerce inéquitable, les politiques inadaptées, le lourd poids de l’endettement structurel, la fragilité climatique et épidémiologique, qui n’ont fait que happer ce continent vers le bas.

La solution de l’Afrique ne réside aucunement dans une renaissance quelconque dans le sens de métempsycose. Et comme le souligne J. KI-ZERBO : « N’oublions pas que le développement de l'Europe est intervenu après celui de bien d’autres continents, et avec leurs acquis. »

La solution est dans l’émergence de l’Afrique sur les marchés économiques mondiaux, la promotion de l’éducation et de la santé, l’investissement dans des projets d’industrialisation et d’urbanisation, le développement du secteur agricole, la lutte contre la paupérisation structurelle, contre l’insécurité alimentaire, contre l’explosion démographique, contre une espérance de vie catastrophique à 52 ans, contre un taux de mortalité infantile de 89 pour mille, telles sont les principales préoccupations des africains ; préoccupations immenses qui ne doivent en aucun cas être considérées comme une fatalité, ce sont là les défis à relever avec un esprit de discernement exhaustif et un sens rigoureux et irréprochable des priorités. La solution de l’Afrique c’est d’écrire ses propres indications en matière d’organisation, de méthode, de développement endogène.

La tentation de l’exil est économique, tous les Africains vous l’affirmeront.

Il faut plus que du courage pour braver mer et désert, il faut un terrible désespoir pour se jeter dans l’aventure sans beaucoup d’espoir sur l’issue du voyage, il faut un terrible désespoir pour prendre ainsi part à ces quasi-tentatives de suicide collectif.

La proposition d’une immigration choisie n’est qu’une autre forme de spoliation qui à nouveau, convoite les populations les mieux formées, comme on convoitait au temps de l’esclavage les hommes, femmes et enfants en bonne santé pour aller travailler en occident. Cette terrible proposition constitue à elle seule un aveu qui ne peut souffrir d’aucun doute quant aux intentions profondes de ceux qui l’agitent.

La solution de l’Afrique est dans la formalisation d’entités régionales et sous-régionales avec des ambitions d’intégration clairvoyantes et réfléchies. Sa solution est dans l’émergence d’une société civile formée, cohérente et forte qui pourrait constituer un vrai contre-pouvoir et qui influencerait activement et positivement les prises de décisions des politiques. Sa solution est dans un investissement sérieux dans l’éducation de tous ses citoyens, sans exception aucune.

Conclusion

Mais qui donc a lu que l’enfant noir de Camara Laye se sentait moins que les autres hommes de l’humanité ? Schizophrénie lorsque tu nous tiens !

On pourrait malgré tout, répondre à cette allégation, par la clairvoyance de l’enfant du conte d’ANDERSEN qui crie dans la foule : « Le roi est nu ! »

J’emprunterai donc ma conclusion au professeur Joseph KI-ZERBO, qui mieux que quiconque, avait parfaitement cerné le problème et écrit dans un texte lucide intitulé l’Afrique, berceau et espoir de l’humanité 8 : ‘Les prophètes de malheur de l’afropessimisme qui avaient perdu du terrain au temps de la guerre froide et du tiers-mondisme triomphant reprennent leurs croassements lugubres. Ils veulent mettre à profit la détérioration de l’image de l’Afrique par la paupérisation afin d’infecter les esprits par des préjugés putrides enveloppés dans les bas de soie des arguties les plus raffinées.’

Fatoumata KANE - 2007

Bibliographie


1 Repères pour l’Afrique, Joseph KI-ZERBO, Editions Panafrika, 2007

2 A quand l’Afrique ? Joseph KI-ZERBO, Éditions de l’aube, éditions d’en bas, 2003

3 La férocité blanche, Rosa Amélia PLUMELLE-URIBE, Albin Michel 2001

4 La mythologie française, Henri DONTENVILLE, Éditions Payot / Rivages 2003

5 Le guide de la France mythologique, Bernard SERGENT, Éditions Payot, 2007

6 Pourquoi la mythologie, Monique SALZMANN, Éditions de la Part commune 2007

7 Mémoires d’un historien Joseph KI-ZERBO (Cédérom), Fatoumata KANE, CEDA / RESAFAD, 2005




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